Les activités de financement et d’investissement du secteur bancaire génèrent des impacts importants. Dans une logique de transition juste et durable de plus en plus prévalente, les institutions bancaires visent donc de plus en plus à maîtriser les potentiels impacts environnementaux et sociaux de leurs activités et de celles de leurs clients. Cela implique qu’elles doivent non seulement réduire leurs impacts négatifs mais aussi développer de robustes stratégies de gestion et remédiation de leurs risques socio-environnementaux – particulièrement dans des secteurs industriels sensibles. C’est précisément le rôle des politiques sectorielles.  

Elles guident les différents départements de la banque dans l’indexation de décisions de financement ou d’investissement sur les critères socio-environnementaux et de gouvernance venant en complément de l’appréciation de la performance économique. Les politiques sectorielles explicitent en effet des critères d’exclusion et/ou d’évaluation pour les clients et/ou leurs projets, et constituent des documents publics de référence pour le groupe.

LE DéFI

C’est dans ce contexte que nous avons noué un partenariat avec un important cabinet de conseil pour la mise à jour de 8 des politiques sectorielles d’un grande institution financière française, de sa politique environnementale et sociale et de différents engagements transversaux (biodiversité & droits humains notamment). Celle-ci entend ainsi refléter ses engagements en matière de finance responsable et d’intégration des enjeux ESG, mais également à cadrer l’appréciation et la maîtrise des risques ESG les plus prégnants au sein de ses activités.  

Ensemble, nous avons procédé à la révision des principes généraux E&S et des politiques sectorielles, par la mise à jour de critères d’exclusion et/ou d’évaluation. Enfin, des guides pratiques d’application de ces politiques ont été établis à destination des équipes.

NOTRE APPROCHE

Il s’agissait en fin de compte d’établir un cadre commun, traduit sous forme de lignes directrices passibles de structurer l’opérationnalisation effectives des politiques ESG du Groupe. Pour ce faire, nous avons outillé les équipes du Groupe, au moyen d’un référentiel et la documentation des meilleures pratiques en la matière. 

  • Pour mettre à jour des principes fondamentaux, les engagements transversaux et les politiques sectorielles correspondantes, nous avons commencé par examiner les évolutions du paysage réglementaire, des conventions et normes internationales et des initiatives volontaires et sectorielles de référence. 
  • Sur cette base, nos équipes ont cartographié les principaux risques sociaux et environnementaux par secteur prioritaire pour le Groupe.
  • Cette priorisation du Groupe a par ailleurs été confirmée par la documentation de controverses. Cette étude a complété le travail de benchmark ayant permis de comparer et examiner les meilleures pratiques sur les enjeux sensibles associés. Partant, nous avons recommandé l’inclusion de nouveaux critères sur des thématiques aussi diverses que les émissions de gaz à effet de serre, la protection de la biodiversité, l’inclusion sociale ou encore les droits humains.  
  • L’équipe Ksapa a ainsi partagé son expertise ESG pour synthétiser les attentes du marché et les meilleures pratiques à travers 8 secteurs prioritaires dont l’exploitation minière, le secteur pétrole & gaz naturel, le secteur barrages & hydroélectricité, les transports maritimes, le secteur charbon, les centrales thermiques, l’huile de palme… Les documents produits ont permis une mise à jour des politiques sectorielles publiques et la formalisation de guides opérationnels à usage interne en explicitant les enjeux et les modalités d’application.

L’opérationnalisation effective des politiques sectorielles de l’institution reposait sur le dialogue avec les parties prenantes internes. Nous avons donc systématiquement confronté et renforcé nos recommandations grâce à des entretiens avec les experts sectoriels du Groupe et son équipe RSE et risques, etc. 

LES RéSULTATS ET PROCHAINES éTAPES

Le Groupe s’est vu présenter de nouveaux critères de sélection pour évaluer de manière rigoureuse la cohérence de ses clients et transactions avec sa stratégie globale, mais également des pistes pour développer de nouvelles politiques sectorielles au regard des meilleures pratiques du secteur bancaire et des enjeux et secteurs émergents (par exemple : économie digitale ou biotechnologies).  

Il s’agit désormais pour l’institution bancaire de prioriser ses efforts et envisager d’étendre sa réflexion socio-environnementale à d’autres secteurs à haut risque. A terme, le groupe aura ainsi la capacité d’adopter des critères de sélection de plus en plus ambitieux et d’en assurer l’opérationnalité.

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Raphaël Hara
Directeur général

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