{"id":1093,"date":"2019-11-04T16:14:42","date_gmt":"2019-11-04T15:14:42","guid":{"rendered":"https:\/\/ksapa.org\/fr\/?p=1093"},"modified":"2024-12-30T14:44:14","modified_gmt":"2024-12-30T13:44:14","slug":"traite-onu-droits-humains-et-entreprises-6-enjeux-majeurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ksapa.org\/fr\/traite-onu-droits-humains-et-entreprises-6-enjeux-majeurs\/","title":{"rendered":"Trait\u00e9 ONU droits humains et entreprises : 6 enjeux majeurs"},"content":{"rendered":"\n

Les Principes directeurs sur les entreprises et les droits de l’Homme guident l’action des entreprises depuis 2011. Un instrument juridiquement contraignant visant \u00e0 r\u00e9glementer, dans le droit international des droits de l’Homme, les activit\u00e9s des soci\u00e9t\u00e9s transnationales fait l’objet de discussions depuis cinq ans dans le cadre des processus des Nations Unies. Le processus progresse sous la pression de coalitions d’ONG, des gouvernements et de consid\u00e9rations li\u00e9es \u00e0 diff\u00e9rents accords commerciaux en jeu. Voici six points que toute partie prenante doit suivre de pr\u00e8s afin de s’assurer que les entreprises respectent les droits humains dans l’ensemble de leurs activit\u00e9s.<\/strong><\/p>\n\n\n\n

Principes directeurs sur les entreprises et les droits humains – Un long chemin<\/h2>\n\n\n\n

Les Principes directeurs des Nations Unies sur les entreprises et les droits humains sont un ensemble de lignes directrices \u00e0 l’intention des \u00c9tats et des entreprises pour pr\u00e9venir, traiter et r\u00e9parer les violations des droits humains commises dans le cadre des transactions et des activit\u00e9s des entreprises. Ces Principes directeurs ont clairement r\u00e9ussi \u00e0 instaurer une confiance accrue, et des approches plus constructives de la gestion des droits humains dans de nombreuses entreprises. Toutefois, depuis 2011, le monde \u00e9conomique, la r\u00e9glementation et les attentes des multiples parties prenantes ont chang\u00e9 au fil du temps. <\/p>\n\n\n\n

De nombreux gouvernements ont ainsi reconnu que les mesures volontaires – bien qu’importantes – sont insuffisantes pour garantir le respect des droits humains par les entreprises. Par cons\u00e9quent, en juillet 2014, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a vot\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en faveur de la n\u00e9gociation d’un instrument juridiquement contraignant pour r\u00e9glementer, en droit international des droits de l’homme, les activit\u00e9s des soci\u00e9t\u00e9s transnationales et autres entreprises. <\/p>\n\n\n\n

\u00ab\u00a0Dans un contexte de m\u00e9fiance massive \u00e0 l’\u00e9gard des b\u00e9n\u00e9fices de la mondialisation, renforc\u00e9e par des in\u00e9galit\u00e9s qui s’exacerbent dans les \u00e9conomies de l’OCDE, les questions suivantes sont au centre de toutes les attentions: l’\u00e9vitement fiscal<\/strong>, le manque de transparence des pratiques<\/strong>, l’absence de voies de recours<\/strong> lorsque l’empilement d’entit\u00e9s l\u00e9gales rend impossible la responsabilisation des entreprises face aux impacts des activit\u00e9s de leurs filiales sur les droits humains sont examin\u00e9es avec une grande attention. Ceci est bien s\u00fbr amplifi\u00e9 par les transformations num\u00e9riques<\/strong> qui modifient la complexit\u00e9 et l’ampleur des violations potentielles des droits humains.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n

Les consid\u00e9rations suivantes appellent ainsi clairement \u00e0 une remise \u00e0 plate des approches en mati\u00e8re de respect des droits humains de la part des entreprises :<\/p>\n\n\n\n