{"id":11696,"date":"2026-10-07T12:05:05","date_gmt":"2026-10-07T11:05:05","guid":{"rendered":"https:\/\/ksapa.org\/fr\/?p=11696"},"modified":"2026-10-07T12:05:07","modified_gmt":"2026-10-07T11:05:07","slug":"standards-ifc-le-vrai-cout-dun-refus-es","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ksapa.org\/fr\/standards-ifc-le-vrai-cout-dun-refus-es\/","title":{"rendered":"Standards IFC : le vrai co\u00fbt d’un refus E&S"},"content":{"rendered":"\n

Dans un projet d’infrastructure, minier, agricole ou industriel, l’essentiel du risque se joue avant le premier coup de pioche. C’est au tour de table que se fixent le co\u00fbt de la dette, le levier, la maturit\u00e9 et le rendement exig\u00e9 par les fonds propres. Or, dans les pays dits \u00ab non d\u00e9sign\u00e9s \u00bb au sens des Principes de l’\u00c9quateur, les Performance Standards de l’IFC servent de grille de lecture \u00e0 presque tous les pr\u00eateurs. Un refus de l’IFC pour non-conformit\u00e9 environnementale et sociale y devient un signal de march\u00e9, tra\u00e7able et co\u00fbteux pendant toute la dur\u00e9e du financement. \u00c0 partir des projets et analyses d’\u00e9cart men\u00e9es par Ksapa, cet article montre pourquoi l’ESG p\u00e8se d’abord sur le CAPEX et l’OPEX, bien avant la RSE.<\/strong><\/p>\n\n\n\n

1. Pays \u00ab non d\u00e9sign\u00e9s \u00bb : quand l’IFC devient la norme du march\u00e9<\/h2>\n\n\n\n

Dans un pays non d\u00e9sign\u00e9, les standards E&S de l’IFC ne sont pas une option parmi d’autres : ils fixent la barre que presque tous les pr\u00eateurs internationaux appliqueront.<\/p>\n\n\n\n

Les Principes de l’\u00c9quateur<\/a> distinguent deux cat\u00e9gories de pays. Un pays \u00ab d\u00e9sign\u00e9 \u00bb est r\u00e9put\u00e9 disposer d’une gouvernance environnementale et sociale, d’un syst\u00e8me l\u00e9gislatif et d’une capacit\u00e9 institutionnelle robustes pour prot\u00e9ger sa population et son environnement naturel. Les institutions signataires ne m\u00e8nent pas d’\u00e9valuation propre : elles retiennent un crit\u00e8re de substitution. Le pays doit \u00e0 la fois \u00eatre membre de l’OCDE et figurer sur la liste des pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9 de la Banque mondiale, une liste revue chaque trimestre.<\/p>\n\n\n\n

Tous les autres pays sont \u00ab non d\u00e9sign\u00e9s \u00bb. C’est l\u00e0 que se situe l’essentiel des projets d’infrastructures, de mines, d’agro-industrie ou d’\u00e9nergie que recherchent les capitaux priv\u00e9s. Dans ces pays, les banques signataires \u00e9valuent le projet au regard des Performance Standards de l’IFC<\/a> et des directives EHS du Groupe Banque mondiale, en plus du droit local. Le texte des Principes ne pr\u00e9voit pas d’\u00e9quivalence avec les cadres des banques r\u00e9gionales de d\u00e9veloppement : m\u00eame lorsque l’une d’elles est pr\u00eateur d’ancrage, les banques signataires r\u00e9\u00e9valuent le projet au regard des standards de l’IFC. Deux nuances s’imposent. <\/p>\n\n\n\n