{"id":5846,"date":"2022-01-04T23:45:32","date_gmt":"2022-01-04T22:45:32","guid":{"rendered":"https:\/\/ksapa.org\/fr\/?p=5846"},"modified":"2025-12-03T15:42:03","modified_gmt":"2025-12-03T14:42:03","slug":"tendances-attendues-par-ksapa-en-matiere-de-durabilite-pour-2022","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ksapa.org\/fr\/tendances-attendues-par-ksapa-en-matiere-de-durabilite-pour-2022\/","title":{"rendered":"Tendances attendues par Ksapa en mati\u00e8re de durabilit\u00e9 pour 2022"},"content":{"rendered":"\n\n\n
Dans notre derni\u00e8re newsletter de d\u00e9cembre, nous avons r\u00e9capitul\u00e9 les avanc\u00e9es en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement durable de l\u2019ann\u00e9e 2021. Aujourd’hui, alors que nous c\u00e9l\u00e9brons la nouvelle ann\u00e9e, nous vous pr\u00e9sentons une liste de six tendances identifi\u00e9es pour 2022<\/strong>. Ces derniers ont pour objectif d’acc\u00e9l\u00e9rer la durabilit\u00e9 au sein des entreprises et des communaut\u00e9s d’investisseurs. <\/strong><\/p>\n\n\n\n Il ne fait aucun doute que, par rapport \u00e0 il y a quelques ann\u00e9es seulement, les questions sociales sont plus au centre des pr\u00e9occupations des entreprises et des investisseurs. Cette tendance g\u00e9n\u00e9rale n’a \u00e9t\u00e9 qu’acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e par la pand\u00e9mie mondiale de Covid-19. Cela dit, nous sommes loin d’avoir atteint le niveau n\u00e9cessaire pour d\u2019aborder efficacement les questions sociales. Certaines entreprises prennent conscience des risques qu’elles encourent en mati\u00e8re de droits humains. D’autres \u00e9voquent simplement le manque de donn\u00e9es comme excuse pour ne pas se lancer. <\/p>\n\n\n\n Lorsque les investisseurs ont commenc\u00e9 \u00e0 travailler sur les questions climatiques, aucun d’entre eux ne disposait de donn\u00e9es facilement accessibles. Pourtant, cela ne nous a pas arr\u00eat\u00e9s \u00e0 l’\u00e9poque, et ne devrait donc pas nous arr\u00eater aujourd’hui. Malgr\u00e9 tous les progr\u00e8s accomplis, la r\u00e9solution du probl\u00e8me climatique d\u00e9pend n\u00e9cessairement de notre capacit\u00e9 collective \u00e0 assurer une transition juste. C’est-\u00e0-dire une transition \u00e9quitable. <\/p>\n\n\n\n C’est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0 que l’adoption d’une optique \u201cdroits humains\u201d peut \u00eatre utile<\/a>. Elle permet de souligner l’importance d’embarquer l’ensemble de la communaut\u00e9 mondiale dans la transition vers plus de r\u00e9silience climatique. Les plus cyniques consid\u00e8rent le projet comme trop ambitieux ou trop compliqu\u00e9. Nous, en revanche, affirmons qu’aucune entreprise, aucun investisseur ni aucun gouvernement ne peut raisonnablement explorer une autre voie que celle d’une transition climatique inclusive. <\/p>\n\n\n\n L’OCDE a r\u00e9cemment fait de grands progr\u00e8s dans la lutte contre l’\u00e9vasion fiscale mondiale<\/a>. Pour mettre un terme d\u00e9finitif aux in\u00e9galit\u00e9s, il faut une vision globale allant au-del\u00e0 des questions sociales. Cette vision doit s’\u00e9tendre \u00e0 la gouvernance et aux consid\u00e9rations environnementales. Cela inclut logiquement la question de la fiscalit\u00e9, car l’un des principaux moteurs de l’in\u00e9galit\u00e9 mondiale est… l’\u00e9vasion fiscale. Les recettes fiscales des particuliers et des entreprises permettent aux gouvernements du monde entier de financer les services publics et les programmes socio-environnementaux. Rappelons, qu’ils en ont tous activement besoin. En d’autres termes, cet argent permet de relever des d\u00e9fis urgents. <\/p>\n\n\n\n C’est pourquoi il est grand temps d’aborder le sujet de la fiscalit\u00e9 mondiale. Il est essentiel pour les investisseurs et les entreprises de veiller \u00e0 l’alignement interne de chaque fonction afin d’explorer l’optimisation fiscale. Il ne s’agit pas seulement de faire preuve de cr\u00e9ativit\u00e9 pour augmenter les b\u00e9n\u00e9fices. La perspective des droits humains est essentielle pour que les organisations comprennent les m\u00e9canismes d’\u00e9quit\u00e9 fiscale. C’est \u00e0 dire \u00ab\u00a0pourquoi\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0comment\u00a0\u00bb l’\u00e9quit\u00e9 fiscale peut g\u00e9n\u00e9rer des externalit\u00e9s positives. Externalit\u00e9s qui b\u00e9n\u00e9ficieront aux entreprises elles-m\u00eames, aux investissements et la soci\u00e9t\u00e9 en g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n\n\n\n Du point de vue des droits humains, nous esp\u00e9rons que les entreprises et les investisseurs utiliseront \u00e0 bon escient leur influence. Elle permettra d’encourager les gouvernements et les investisseurs \u00e9trangers \u00e0 saisir l’opportunit\u00e9 d’une conversation honn\u00eate sur l’\u00e9quit\u00e9 fiscale. Nous pensons que cela s\u2019av\u00e9rera essentiel dans notre capacit\u00e9 collective \u00e0 promouvoir et \u00e0 financer des soci\u00e9t\u00e9s plus vertes et plus \u00e9quitables dans le monde entier. <\/p>\n\n\n\n Depuis plusieurs ann\u00e9es, le changement climatique est devenu la question num\u00e9ro un pour les entreprises et les investisseurs. Dans le m\u00eame esprit, la COP 26 a pouss\u00e9 \u00e0 une approche consensuelle. L’objectif \u00e9tant de limiter le r\u00e9chauffement de la plan\u00e8te \u00e0 1,5\u00b0 Celsius. Cela dit, la question de l’allocation des ressources reste en suspens. Esp\u00e9rons que la COP 27 fera plus efficacement pression sur les gouvernements et les entreprises. Ces derniers doivent joindre le geste \u00e0 la parole. <\/p>\n\n\n\n En attendant, le temps presse pour r\u00e9aliser l’agenda climatique mondial tel qu’il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini dans l’Accord de Paris. Pire encore, il est peu probable que cela change de sit\u00f4t. La COP26 est d\u00e9sormais derri\u00e8re nous. Il r\u00e8gne depuis un sentiment ind\u00e9niable que l’action en faveur du climat et de la durabilit\u00e9 s’est consid\u00e9rablement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e. Et ce, dans tous les domaines. Pourtant, davantage d’entreprises et d’investisseurs doivent s’engager si nous voulons tracer de mani\u00e8re cr\u00e9dible la voie vers la neutralit\u00e9 carbone<\/a> avant 2050.\u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\n\n\n\n Bien s\u00fbr, cela implique \u00e9galement de s’engager aupr\u00e8s des gouvernements. Ils sont essentiels pour aligner les entreprises et les investisseurs sur un programme commun. Cependant, cela ne doit pas contourner l’imp\u00e9ratif de tenir les promesses de neutralit\u00e9 \u00e0 leur travail. Pour \u00eatre cr\u00e9dibles, ils doivent assurer une diminution rapide des \u00e9missions climatiques avant 2025, 2030 au plus tard. <\/p>\n\n\n\n Le lobbying climatique n’a apport\u00e9 que des retards, de l’obscurcissement et du d\u00e9ni. Les entreprises qui exercent une influence n\u00e9gative n’ont fait que ralentir l’action politique, financi\u00e8re et commerciale. En cons\u00e9quence, les d\u00e9bats qui ont eu lieu lors de la COP26 nous ont laiss\u00e9 sur la voie d’un r\u00e9chauffement climatique de 3\u00b0C. Ce serait un d\u00e9sastre pour l’humanit\u00e9. R\u00e9fl\u00e9chissons \u00e0 cette v\u00e9rit\u00e9 simple : aucune entreprise ni aucun investisseur ne peut survivre sans la population. <\/p>\n\n\n\n Notre \u00e9chec climatique collectif est donc \u00e9galement un \u00e9chec \u00e9conomique pour les entreprises et les investisseurs. <\/p>\n\n\n\n Il est temps pour les entreprises de mieux aligner leurs d\u00e9clarations et leur influence politique<\/a>, de s’engager r\u00e9solument aupr\u00e8s des gouvernements et de s’attaquer \u00e0 l’agenda climatique. Pas seulement pour la plan\u00e8te : pour le bien de leurs propres affaires! Si nous voulons lutter contre le changement climatique, les dirigeants politiques, les entreprises, les organismes financiers et les organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile doivent travailler ensemble de toute urgence. Les entreprises et les investisseurs doivent aller au-del\u00e0 de la responsabilit\u00e9 des entreprises et aligner leurs d\u00e9clarations et leur influence politique. En d’autres termes, ils doivent faire preuve de responsabilit\u00e9 politique.<\/p>\n\n\n\n Le dernier point, mais non des moindres, est la responsabilit\u00e9 des entreprises. Cela signifie qu’il faut s’attaquer \u00e0 la tendance croissante du greenwashing. L’\u00e9poque o\u00f9 l’analyse ESG \u00e9tait un concept anecdotique laiss\u00e9 aux \u00e9quipes de marketing est r\u00e9volue. Un nombre croissant d’investisseurs\u00a0veulent pouvoir\u00a0disposer de\u00a0plus de\u00a0ressources ESG d\u00e9di\u00e9es, en contact direct avec la direction et le conseil d’administration. \u00c0 l’avenir, beaucoup d’entre eux envisagent maintenant leur r\u00f4le dans l’obtention de r\u00e9sultats en mati\u00e8re de durabilit\u00e9.\u00a0Pour ce qui est de l’avenir, nombreux sont ceux qui r\u00e9fl\u00e9chissent d\u00e9sormais \u00e0 leur contribution dans la r\u00e9alisation de r\u00e9sultats durables et concrets<\/a>.\u00a0\u00a0<\/p>\n\n\n\n Notre exp\u00e9rience nous a d\u00e9montr\u00e9 \u00e0 maintes reprises comment les approches conventionnelles laissent de c\u00f4t\u00e9 les personnes ayant un niveau d’\u00e9ducation moins \u00e9lev\u00e9. Il en va de m\u00eame pour les minorit\u00e9s. \u00c0 l’inverse, ceux qui, d’une mani\u00e8re ou d’une autre, se retrouvent marginalis\u00e9s sur le march\u00e9 du travail ont tendance \u00e0 \u00eatre un levier essentiel pour l’action climatique ou l’\u00e9quit\u00e9 sociale. Il s’ensuit que nous devrions collectivement accorder une attention particuli\u00e8re \u00e0 ces m\u00eames personnes. <\/p>\n\n\n\n1. Mettre en avant les questions sociales et les droits humains<\/strong> <\/h3>\n\n\n\n
2. Mettre fin \u00e0 l’\u00e9vasion fiscale et garantir l’\u00e9quit\u00e9<\/strong> <\/h3>\n\n\n\n
3. Respecter les engagements \u201cNet Zero\u201d<\/strong> <\/h3>\n\n\n\n
4. Renforcer la responsabilit\u00e9 politique des entreprises<\/strong> <\/h3>\n\n\n\n
5. Assurer la responsabilit\u00e9 \u00e0 l’\u00e8re du \u201cGreenwashing\u201d<\/strong> <\/h3>\n\n\n\n
6. Apporter des solutions innovantes au service des plus vuln\u00e9rables<\/strong> <\/h3>\n\n\n\n