{"id":6900,"date":"2022-11-02T13:06:26","date_gmt":"2022-11-02T12:06:26","guid":{"rendered":"https:\/\/ksapa.org\/fr\/?p=6900"},"modified":"2025-01-02T19:13:17","modified_gmt":"2025-01-02T18:13:17","slug":"le-role-essentiel-des-assureurs-dans-la-voie-du-net-zero","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ksapa.org\/fr\/le-role-essentiel-des-assureurs-dans-la-voie-du-net-zero\/","title":{"rendered":"Le r\u00f4le essentiel des assureurs dans la voie du Net Zero"},"content":{"rendered":"\n

Ce blog a \u00e9t\u00e9 initialement publi\u00e9 en espagnol sur le site de Social Investor ici<\/a>.<\/em><\/p>\n\n\n\n

Le secteur de l’assurance joue un r\u00f4le cl\u00e9 dans la transition \u00e9nerg\u00e9tique, tant en ce qui concerne les personnes qui souscrivent des polices et la mani\u00e8re dont elles le font, qu’en tant qu’investisseurs. Et ils ont des d\u00e9fis \u00e0 relever en mati\u00e8re de durabilit\u00e9<\/strong>.<\/h2>\n\n\n\n

En cette p\u00e9riode de grande incertitude sociale et \u00e9conomique, le secteur de l’assurance joue un r\u00f4le plus important dans la transition vers une \u00e9conomie plus verte et plus inclusive.<\/p>\n\n\n\n

Les catastrophes climatiques de 2021, telles que les inondations en Australie, en Europe, au Canada et au Sud-Soudan, les ouragans aux \u00c9tats-Unis, en Chine et en Inde, les incendies et les vagues de chaleur aux \u00c9tats-Unis, les s\u00e9cheresses en Afrique et en Am\u00e9rique latine, ont constitu\u00e9 un test d\u00e9cisif pour le secteur dans le monde entier.<\/p>\n\n\n\n

Selon les estimations du groupe Swiss Re<\/a>, quelque 270 milliards de dollars de pertes sont imputables aux catastrophes naturelles. Sur cette somme, moins de la moiti\u00e9, soit 111 milliards de dollars, \u00e9tait assur\u00e9e et repr\u00e9sentait le quatri\u00e8me paiement le plus \u00e9lev\u00e9 depuis que l’Institut Swiss Re, l’organe de recherche de l’assureur, a commenc\u00e9 \u00e0 tenir des registres en 1970. S’agit-il d’un \u00e9v\u00e9nement exceptionnel ou de la nouvelle norme ?<\/p>\n\n\n\n

Malheureusement, il semble qu’il s’agisse d’une r\u00e9alit\u00e9 de la vie, dont la fr\u00e9quence et la gravit\u00e9 augmentent. Selon l’Organisation m\u00e9t\u00e9orologique mondiale<\/a>, les inondations, les vagues de chaleur et les incendies de for\u00eat ont quintupl\u00e9 au cours des 50 derni\u00e8res ann\u00e9es, entra\u00eenant des co\u00fbts environnementaux incalculables, outre la perte de plus de 2 millions de vies et un impact \u00e9conomique de plus de 3 640 milliards de dollars.<\/p>\n\n\n\n

Gr\u00e2ce \u00e0 ces donn\u00e9es, et en tenant compte de la tendance, les assureurs reformulent leurs mod\u00e8les de tarification pour tenir compte de ces \u00e9v\u00e9nements.<\/p>\n\n\n\n

Les catastrophes naturelles r\u00e9p\u00e9t\u00e9es et en augmentation augmentent consid\u00e9rablement les risques sur les actifs prot\u00e9g\u00e9s, augmentant \u00e9galement le co\u00fbt de la couverture et les primes des polices.<\/p>\n\n\n\n

Selon KPMG<\/a>, cette situation pourrait conduire \u00e0 un \u00e9chec du mod\u00e8le, dans un contexte de restrictions r\u00e9glementaires, de hausse des primes et de doutes quant \u00e0 la capacit\u00e9 des particuliers et des organisations \u00e0 s’assurer dans des zones de plus en plus expos\u00e9es aux catastrophes naturelles, o\u00f9 les primes ont augment\u00e9 de mani\u00e8re exponentielle, comme c’est d\u00e9j\u00e0 le cas aux \u00c9tats-Unis<\/a>.<\/p>\n\n\n\n

Selon Capgemini<\/a>, au cours des quatre derni\u00e8res ann\u00e9es, environ 340 000 clients situ\u00e9s dans des zones expos\u00e9es aux incendies aux \u00c9tats-Unis ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finis comme \u00ab\u00a0non assurables\u00a0\u00bb par la plupart des grands assureurs.<\/p>\n\n\n\n

Cette d\u00e9cision est prise sur la base de la simple \u00e9quation risque-b\u00e9n\u00e9fice, mais prend-elle en compte l’impact sur les clients et la soci\u00e9t\u00e9 r\u00e9sultant des actions de l’assureur ? Il ne faut pas oublier que la protection d’assurance est une condition pr\u00e9alable \u00e0 de nombreuses activit\u00e9s des entreprises, des acteurs des march\u00e9s financiers et des m\u00e9nages.<\/p>\n\n\n\n

De telles actions remettent en question la cr\u00e9dibilit\u00e9 de l’objectif g\u00e9n\u00e9ral des assureurs : prendre des risques pour r\u00e9pondre aux besoins des personnes et des organisations lorsqu’ils sont n\u00e9cessaires, contribuant ainsi au progr\u00e8s social et \u00e9conomique.<\/p>\n\n\n\n

Les entreprises doivent identifier, g\u00e9rer et communiquer les impacts n\u00e9gatifs de leurs d\u00e9cisions, et non les \u00e9viter ou \u00e9riger des barri\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n

Comment les assureurs peuvent-ils recadrer leur r\u00f4le et leur impact, \u00e0 la fois en tant que gestionnaires de risques et investisseurs institutionnels, dans une p\u00e9riode de transition comme celle-ci ?<\/p>\n\n\n\n

Ils sont certainement dans une position unique pour, en plus d’agir comme un \u00ab\u00a0fournisseur de pr\u00e9vention\u00a0\u00bb des risques traditionnels, devenir un prescripteur d’une gestion ESG compl\u00e8te. En d’autres termes, en plus de prot\u00e9ger, ils peuvent favoriser la transition vers une \u00e9conomie plus durable.<\/p>\n\n\n\n

En raison de leur influence, de leur prestige, de leur capital financier, de leur exp\u00e9rience et des donn\u00e9es qu’ils g\u00e8rent, ils peuvent travailler avec les organisations assur\u00e9es et investies pour am\u00e9liorer leur r\u00e9silience face aux \u00e9v\u00e9nements climatiques et sociaux, tout en am\u00e9liorant l’efficacit\u00e9 et la rentabilit\u00e9 de l’assureur lui-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n

La durabilit\u00e9 reste un d\u00e9fi<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

Toutefois, pour jouer ce r\u00f4le, ils doivent disposer d’une estimation ad\u00e9quate et actualis\u00e9e des risques ESG, analyser et surveiller les impacts sociaux et environnementaux potentiels des entreprises et, inversement, des entreprises sur l’environnement et la soci\u00e9t\u00e9, concevoir des mesures d’att\u00e9nuation ou de compensation et, enfin, assurer une communication rapide, bidirectionnelle, accessible et claire.<\/p>\n\n\n\n

Malheureusement, la plupart des compagnies d’assurance font encore preuve d’une gestion interne m\u00e9diocre dans le domaine de la durabilit\u00e9 : 50 des 66 assureurs du MSCI World<\/a> sont exclus du MSCI World SRI en raison de leur faible notation.<\/p>\n\n\n\n

Bien qu’il existe des diff\u00e9rences entre les r\u00e9gions, il est significatif que pour 92 % des assureurs am\u00e9ricains interrog\u00e9s par Conning<\/a>, la r\u00e9putation de l’entreprise soit la principale raison de l’int\u00e9gration des facteurs ESG dans leurs d\u00e9cisions d’investissement et que 79 % ne l’aient fait que r\u00e9cemment, il y a moins de deux ans.<\/p>\n\n\n\n

Il y a un grand d\u00e9s\u00e9quilibre dans la gestion des facteurs ESG, l’aspect environnemental \u00e9tant le plus travaill\u00e9. L’intensit\u00e9 de la r\u00e9glementation, les risques de litige et la pression sociale incitent \u00e0 se concentrer sur ce domaine, m\u00eame s’il n’en est encore qu’\u00e0 ses d\u00e9buts :<\/p>\n\n\n\n