{"id":8359,"date":"2023-12-22T11:33:51","date_gmt":"2023-12-22T10:33:51","guid":{"rendered":"https:\/\/ksapa.org\/fr\/?p=8359"},"modified":"2025-12-03T15:42:01","modified_gmt":"2025-12-03T14:42:01","slug":"les-solutions-numeriques-de-faible-technologie-au-service-de-linclusion-et-des-echanges-avec-les-populations-marginalisees-du-sud-mondial","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ksapa.org\/fr\/les-solutions-numeriques-de-faible-technologie-au-service-de-linclusion-et-des-echanges-avec-les-populations-marginalisees-du-sud-mondial\/","title":{"rendered":"Solutions num\u00e9riques inclusives pour l’agriculture du Sud"},"content":{"rendered":"\n
Le 7 novembre 2023, \u00e0 18 h 45 CET, nous avons organis\u00e9 un \u00e9v\u00e9nement pour ICTforAG 23<\/a>, sur la meilleure fa\u00e7on de d\u00e9velopper des solutions num\u00e9riques de faible technicit\u00e9 pour la transformation de l’agriculture dans le sud du monde. Des intervenants passionnants venus du monde entier nous ont rejoints pour partager leur expertise et leurs exp\u00e9riences :<\/p>\n\n\n\n Ce blog r\u00e9sume les principaux \u00e9l\u00e9ments \u00e0 retenir et les points \u00e0 traiter lors de la session. Voir la session ici.<\/a><\/p>\n\n\n\n L’avenir de l’agriculture fait couler beaucoup d’encre, qu’il s’agisse de l’IA, de la blockchain, de l’IdO, de l’adaptation au changement climatique, de la cr\u00e9ation de cr\u00e9dits carbone gr\u00e2ce \u00e0 l’agriculture durable, de la transparence de la cha\u00eene d’approvisionnement ou des toutes nouvelles vari\u00e9t\u00e9s de graines. <\/p>\n\n\n\n Mais ces innovations ne touchent pas les petits exploitants agricoles \u00e0 travers le sud mondial et ils restent largement mal desservis – ainsi qu’un trou noir de donn\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n En effet, les petits exploitants agricoles, qui sont plus de 500 millions dans le monde, repr\u00e9sentent 84 % des exploitations agricoles mondiales et utilisent 24 % de l’ensemble des terres agricoles.<\/p>\n\n\n\n En plus, ils produisent 1\/3 des cultures vivri\u00e8res mondiales et plus de 80% de la nourriture en Asie et en Afrique, jouant ainsi un r\u00f4le vital dans la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Malgr\u00e9 cela, 3\/4 d’entre eux sont confront\u00e9s \u00e0 la faim.<\/p>\n\n\n\n Leurs d\u00e9fis et leurs besoins sont tout \u00e0 fait fondamentaux, tels que<\/p>\n\n\n\n Les solutions num\u00e9riques, si elles sont con\u00e7ues correctement en tenant compte du public cible, peuvent contribuer grandement \u00e0 r\u00e9soudre ces probl\u00e8mes. Alors pourquoi pas?<\/p>\n\n\n\n En termes simples, les solutions num\u00e9riques ne tiennent souvent pas compte de ces petits exploitants \u2013 et des populations plus g\u00e9n\u00e9ralement vuln\u00e9rables \u2013 lors de leur construction. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, leur applicabilit\u00e9 pr\u00e9sente deux lacunes :<\/p>\n\n\n\n En Afrique subsaharienne, le d\u00e9ficit de couverture du r\u00e9seau est de 19 %, ce qui signifie que plus de 200 millions de personnes vivant en milieu rural dans la r\u00e9gion n’ont pas acc\u00e8s \u00e0 un r\u00e9seau mobile stable. Plus alarmant encore, il y a un d\u00e9ficit d’utilisation de 53 % (ceux qui vivent dans l’empreinte d’un r\u00e9seau mobile \u00e0 large bande mais n’utilisent pas les services internet mobiles) et seulement 28 % de la population utilise l’internet.<\/p>\n\n\n\n En Am\u00e9rique latine, dans la r\u00e9gion MENA, en Asie du Sud et en Asie de l’Est, alors que le d\u00e9ficit de couverture est inf\u00e9rieur \u00e0 7 %, le d\u00e9ficit d’utilisation se situe entre 40 et 60 %. Cela r\u00e9v\u00e8le que la majorit\u00e9 de la population rurale de ces r\u00e9gions n’utilise pas l’internet parce qu’elle n’a pas de smartphone ou qu’elle ne sait pas comment l’utiliser.<\/p>\n\n\n\n Vu l’\u00e9cart entre l’infrastructure du r\u00e9seau et l’utilisation et la possession de smartphones, il est n\u00e9cessaire de d\u00e9velopper des solutions qui fonctionnent sur tous les types d’appareils et de contextes de r\u00e9seau. Mais ces solutions manquent souvent de la qualit\u00e9 d’information n\u00e9cessaire \u00e0 la transformation de l’agriculture.<\/p>\n\n\n\n D’autre part, la haute technologie n’est ni abordable ni accessible aux petits exploitants, qui ont souvent du mal \u00e0 joindre les deux bouts. <\/p>\n\n\n\n Ce dont nous avons besoin, c’est d’un regard strat\u00e9gique sur les types de solutions adapt\u00e9es aux besoins actuels et \u00e0 leur accessibilit\u00e9 financi\u00e8re.<\/strong><\/p>\n\n\n\n Les solutions num\u00e9riques peuvent \u00eatre class\u00e9es en 7 cat\u00e9gories en fonction de leur r\u00e9sultat final :<\/p>\n\n\n\n Au sein de ces cat\u00e9gories plus larges, il existe des solutions sp\u00e9cifiques, chacune avec diff\u00e9rents niveaux de maturit\u00e9 et d’accessibilit\u00e9. Ceci a \u00e9t\u00e9 cartographi\u00e9 ci-dessous.<\/p>\n\n\n\n Notre analyse nous a permis de constater que, pour la plupart des cat\u00e9gories de produits, il existe tr\u00e8s peu de solutions qui r\u00e9pondent aux besoins des petits exploitants agricoles du Sud.<\/p>\n\n\n\n Dans le quadrant sup\u00e9rieur droit se trouvent des solutions qui sont d\u00e9ploy\u00e9es \u00e0 grande \u00e9chelle parce qu’elles sont \u00e0 la fois accessibles et matures.<\/p>\n\n\n\n En plus, le quadrant inf\u00e9rieur droit est une zone \u00e0 fort potentiel pour le d\u00e9ploiement aupr\u00e8s des petits exploitants en raison de leur accessibilit\u00e9 financi\u00e8re. De larges capitaux priv\u00e9s et publics convergent \u00e9galement vers cet espace.<\/p>\n\n\n\n Apr\u00e8sEn prenant une d\u00e9cision consciente sur le type de solutions \u00e0 mettre en \u0153uvre, nous devons r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la mani\u00e8re <\/strong>de les mettre en \u0153uvre.<\/p>\n\n\n\n Voici quelques facteurs cl\u00e9s de succ\u00e8s pour les TIC Low Tech :<\/p>\n\n\n\n Sur la base de cette discussion, nos intervenants ont apport\u00e9 chacun leur expertise unique \u00e0 notre dialogue.<\/p>\n\n\n\n Emily Sylvia, du J-PAL (\u00c9tats-Unis), a ajout\u00e9 une perspective sur ce que la recherche actuelle, \u00e9valu\u00e9e par des pairs, montre comme \u00e9tant efficace pour les TIC.<\/p>\n\n\n\n En ce qui concerne la d\u00e9ploiement, elle a recommand\u00e9 des contacts fr\u00e9quents et ponctuels avec les agriculteurs. Par exemple, si les informations relatives \u00e0 la r\u00e9colte et au stockage sont communiqu\u00e9es \u00e0 l’approche de la saison des r\u00e9coltes, les agriculteurs se sentent plus dispos\u00e9s \u00e0 agir en cons\u00e9quence.<\/p>\n\n\n\n Deuxi\u00e8mement, les SMS et les vid\u00e9os se sont av\u00e9r\u00e9s \u00eatre des moyens efficaces de diffusion de l’information.<\/p>\n\n\n\n Mais une mise en garde s’impose : il semble que l’apprentissage et la r\u00e9tention ne soient pas synonymes d’augmentation des b\u00e9n\u00e9fices pour les agriculteurs. Il faut donc veiller \u00e0 fournir des points d’action que les agriculteurs peuvent contr\u00f4ler et sur lesquels ils peuvent agir.<\/p>\n\n\n\n Pour r\u00e9soudre ce probl\u00e8me, elle recommande<\/p>\n\n\n\n Swarup Ghosh, PDG et cofondateur de Tomorrow’s Foundation, Inde, g\u00e8re une association \u00e0 but non lucratif dans l’est du pays. Il a fait part de certaines r\u00e9alit\u00e9s de terrain concernant les besoins des agriculteurs et les raisons pour lesquelles les TIC n’ont pas encore pris le dessus dans la r\u00e9gion.<\/p>\n\n\n\n Tout d’abord, il souligne que les informations techniques ou ax\u00e9es sur la technologie sont difficiles \u00e0 mettre en \u0153uvre et rarement utiles. Il souligne que les pr\u00e9visions m\u00e9t\u00e9orologiques et les bonnes pratiques agricoles ne sont souvent pas exploitables ou pertinentes. En outre, ils ne savent pas comment commercialiser leurs produits et n’ont pas acc\u00e8s aux assurances essentielles li\u00e9es \u00e0 leur agriculture.<\/p>\n\n\n\n Le plus grand obstacle \u00e0 l’adoption des technologies par ces agriculteurs est le manque cruel de culture num\u00e9rique et l’absence de t\u00e9l\u00e9phones portables appropri\u00e9s ou de r\u00e9seaux fiables.<\/p>\n\n\n\n Toutefois, l’utilisation de m\u00e9dias sociaux populaires tels que WhatsApp ou Facebook pour diffuser les bonnes pratiques agricoles, les informations sur les intrants agricoles et les alertes m\u00e9t\u00e9orologiques s’est av\u00e9r\u00e9e particuli\u00e8rement efficace. Cette efficacit\u00e9 s’explique principalement par le fait que les agriculteurs sont habitu\u00e9s \u00e0 ces plateformes.<\/p>\n\n\n\n Tharusha Wanigasekera , responsable d’unit\u00e9 chez Dialog Axiata, principal op\u00e9rateur mobile au Sri Lanka, a partag\u00e9 avec nous la technologie Dialog con\u00e7ue pour les agriculteurs.<\/p>\n\n\n\n Enfin, Christian Chateauvieux, directeur des solutions num\u00e9riques de Ksapa, a pr\u00e9sent\u00e9 SUTTI, une application low-tech hors ligne qui fonctionne dans tous les contextes et est con\u00e7ue en pensant aux agriculteurs. Bien que son offre principale aide les petits exploitants \u00e0 acc\u00e9der aux bonnes pratiques agricoles et \u00e0 mesurer leur impact, nous l’\u00e9tendons progressivement \u00e0 d’autres cas d’utilisation. En savoir plus ici <\/a>.<\/p>\n\n\n\n Comment les outils num\u00e9riques low-tech transforment l’agriculture des r\u00e9gions en d\u00e9veloppement, avec les insights de J-PAL, Tomorrow’s Foundation, Axiata et Ksapa<\/p>\n","protected":false},"author":91,"featured_media":8366,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"[]"},"categories":[215,154,2697],"tags":[2751,2973,2740,2815],"class_list":["post-8359","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-impact","category-inclusion","category-paysans-du-sud","tag-droits-humains","tag-environnement","tag-nations-unies","tag-sutti"],"yoast_head":"\n\n
Les innovations num\u00e9riques fa\u00e7onnent l’avenir de l’agriculture, mais la plupart des exploitations agricoles du monde sont en retard.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
Pourquoi est-ce important ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n
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Manque de possession, d’utilisation et d’infrastructure de r\u00e9seau pour les smartphones<\/strong><\/h3>\n\n\n\n
Le cha\u00eenon manquant : manque de solutions combinant la haute qualit\u00e9 des donn\u00e9es offertes par la haute technologie et la large port\u00e9e de la basse technologie<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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De quelles preuves disposons-nous pour d\u00e9montrer que les TIC peuvent fonctionner ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n
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Sur le terrain, qu’est-ce qui limite l’adoption des technologies par les petits exploitants ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n
Quelles sont les solutions low-tech qui fonctionnent ? Pourquoi?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n
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Une aper\u00e7u rapide de la discussion <\/h2>\n\n\n\n
<\/figure>\n\n\n\n<\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"